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jeudi 17 janvier 2008 par Renée Gasse
Les gens de la conférence des élus, ont jusqu’à vendredi le 18 janvier pour prendre une décision par rapport au dossier de la haute-vitesse à Marsoui.
En effet, c’est ce que notre député du comté de Matane à l’Assemblée nationale, M. Pascal Bérubé, et Madame Jovette Gasse, maire de Marsoui ont annoncé lors de la conférence de presse tenue à Marsoui le 16 janvier dernier.
Notre député, M. Bérubé, déposera lui-même une résolution demandant que, d’ici (...)

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Le samedi 19 janvier 2008

L’appuie vous auriez du l’obtenir. mais voilà qu’en plus de ne pas l’accorder, ils font obstruction.

J’ai décidé d’intervenir à ce forum en réaction à l’article du Journal Le Soleil écrit par Geneviève Gélinas concernant la position des élus régionnaux et du CRE vis-à-vis le projet de Marsoui. C’est de la démagogie pure et simple.

Je ne connais pas la personne ou l’entreprise qui conseille vos élus, mais si on se fie sur le discours que vos élus vous servent, c’est qu’ils sont très mal informés. D’abord sachez que les possibilités actuelles de la fibre optique sont titanesques. Imaginez toute l’information qui circule en ce moment au Canada sur les différents supports que sont l’Internet, la télévision, la radio et le même le contenu des journaux et des magasines. Une seule paire de fibre peut à elle seule transitée d’un point A vers un point B toute cette information. Par le biais de techniques complexes, que je ne souhaites exposer ici, les technologies actuelles sont suffisante pour supporter ce contenu. Bien sur, à Marsoui, vous n’avez pas les équipements qui peuvent rencontrer un si grand volume de données. Les équipements actuels de votre municipalité doivent être branchés sur un segment réseau qui d’ordinaire est branché à son tour sur une structure de télécommunication plus complexe appelée une dorsale. Quoiqu’il en soit, l’infrastructure est suffisante pour recevoir un flux de données autrement plus intense que celui qui circule en ce moment chez vous. Il est d’usage courant que les dorsales municipales soit équipées de système de transmission ayant une capacité nominale d’un gigabit. Or votre besoin de transmission de données Internet, même à haute vitesse, doit être assez peu significatif sur la capacité totale disponible et l’impact sur l’utilisation d’un réseau régional tel celui de la Gaspésie très négligable. Bien entendu, en aval, il peut y avoir une certaine congestion si l’interconnection avec le fournisseur Internet engagé par votre municipalité ou l’ensemble des municipalités de la Gaspésie est peu ou pas performant. Tant qu’a moi c’est un problème mineur.

Je crois que nos communautés sont mûres pour que le gouvernement du Québec et les municipalités favorisent les initiatives tel que présentées à Marsoui. Ils doivent maintenant prendre toutes les mesures nécessaires pour soustraire ce type de projet du lobbying des grandes entreprises qui font dans un jeu de coulisse le maximun pour conserver la main mise sur la gestion et la ciculation des données numériques.

En fait, même si à l’origine le projet villages branchés n’était pas dédié au service direct des citoyens, les besoins sont assez élocants pour que le gouvernement se penche de nouveau sur la raison d’être de ce programme et y intègre l’usage domestique et commercial. Ainsi, une contribution au développement des collectivités, par l’éducation, l’accès à des services, au développement d’entreprise rendra le Québec et ses régions bien davantage riche et dynamique. Contrariés les grands transporteurs de télécommunication, ils le seront, mais le sommes nous pas lorsqu’ils nous imposent unilatéralement leurs conditions ?

Les élus devraient changer leur perspective en matière de gestion des réseaux que les citoyens, par les taxes municipales, les impôts, se sont payés. La fibre optique devrait être considérée, au même titre que nos routes et chemins, comme du domaine publique. A ce titre, les véhicules des particuliers et des entreprises partagent avec les mêmes avantages et restrictions ce type d’infrastructure publique. En ce qui concerne les voies numériques, la même approche devrait être envisageable. Permettez le passage des grands transporteurs tel que Telus, mais n’empêchez pas des initiatives locales de voir le jour. C’est le Québec en entier qui en profitera, même que nous pourrions être en tête de peleton pour l’accessibilité à tous les citoyens, entrerpises et institutions sur la toile.

En terminant, songez à ceci. Le Québec ne se limite pas qu’à la MRC de la Haute-Gaspésie. La MRC peut bien rêver de réaliser un projet de 5 à 10M$. Mais avec 88 MRC, avec des projets qui pourraient s’avérer aussi dispendieux et même parfois plus, le coût total de tous les projets pourrait atteindre le milliard de dollars. En avons nous réellement les moyens ?

Un techno citoyen engagé d’une autre belle région. Sébastien Fortin

jpsfortin@sympatico.ca





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